La structure d’une construction est essentielle. Sa défaillance peut être cause de mise en danger des biens et des personnes.
En cas de désordres, un « diagnostic structure » est indispensable pour évaluer le risque et donc s’assurer de la sécurité des biens et des personnes mais aussi pour prévenir l’évolution de ces désordres. Il est parfois urgent de lancer une mission de diagnostic au plus vite pour cette raison !
De plus, l’établissement du diagnostic structure est un préalable indispensable avant toute réparation.
En effet, à partir de l’observation des désordres, et éventuellement d’investigations complémentaires (sondages, essais non destructifs, prélèvements, essais de laboratoire, essais destructifs), les causes des désordres vont pouvoir être déterminées.
Ce « diagnostic structure » s’inscrit de manière plus générale dans l’opération de diagnostic. Car si la structure est essentielle, il faut également considérer le sol. Suivant les désordres observés, il faudra donc également mener, dans le cadre général du diagnostic, un diagnostic de sol.
Rappelez-vous : le diagnostic est indispensable avant toute réparation. Réparer des fissures sur une maison sans en avoir identifié les causes, c’est commettre l’erreur de croire qu’un pansement peut guérir une jambe cassée !
Le déroulé d’un diagnostic structure
Une mission de diagnostic structure se déroule typiquement en 4 phases :
Phase 1 — Visite préliminaire et reconnaissance
Le diagnostiqueur structure se rend sur place pour :
- Visiter la totalité du bâtiment (extérieur + intérieur, y compris combles et sous-sol)
- Identifier les désordres visibles (fissures, déformations, décollements)
- Cartographier les pathologies sur des plans
- Mesurer les fissures (largeur, longueur, profondeur)
- Évaluer le risque immédiat (péril ou pas)
- Identifier les besoins d’investigations complémentaires
Phase 2 — Investigations complémentaires
Selon les premières conclusions, le diagnostiqueur peut prescrire des investigations plus poussées :
- Investigations non destructives
- Radar de structure (pour cartographier les armatures)
- Endoscopie (pour observer l’intérieur d’un mur)
- Mesures de fissuromètre pour suivre l’évolution dans le temps
- Nivellement de précision (mesurer les affaissements)
- Inclinométrie (mesurer les inclinaisons)
- Investigations destructives ciblées
- Sondages dans les maçonneries pour vérifier la qualité des matériaux
- Prélèvements de matériaux pour essais en laboratoire (résistance compression, carbonatation du béton…)
- Sondages pour vérifier l’absence ou la présence de chaînage
- Investigations géotechniques couplées (cf. diagnostic géotechnique G5)
Phase 3 — Analyse et conclusions
Le diagnostiqueur synthétise ses observations et investigations pour :
- Établir la cause déterminante des désordres
- Identifier les causes secondaires éventuelles
- Évaluer la gravité actuelle et le risque d’évolution
- Préconiser les mesures conservatoires à mettre en œuvre immédiatement
- Définir les principes généraux de réparation à concevoir
Phase 4 — Rapport de diagnostic
Le rapport final remis au maître d’ouvrage contient :
- Identification du bâtiment et du contexte
- Plans de localisation des désordres avec photos
- Description détaillée de chaque pathologie
- Résultats des investigations
- Conclusions sur les causes et le risque
- Préconisations de mesures conservatoires
- Principes de réparation à étudier
- Préconisations sur la suite à donner (étude d’exécution, suivi, expertise complémentaire…)
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